Football, tennis, volley-ball, kung-fu ? Arrêtez d’hésiter et choisissez le sepak takraw. Venu d’Asie du Sud-Est, ce sport spectaculaire est aussi l’affaire d’une poignée de passionnés dans la Ville rose. À Toulouse, c’est au sein du Toulouse Université Club qu’une dizaine de pratiquants font vivre cette discipline exigeante — et qui gagne à être connue.
Dix-sept ans d’histoire, quatre ans au TUC
L’Association Sepak Takraw Toulouse existe depuis dix-sept ans. Elle a intégré le Toulouse Université Club il y a quatre ans, rejoignant ainsi la grande famille de l’omnisports toulousain. Un mariage discret mais cohérent : le TUC accueille les disciplines confidentielles comme les sports majeurs, et cette ouverture fait partie de son identité depuis 1905.
Au début du mois de mai 2026, la section a organisé son Open, l’occasion de faire venir des joueurs de toute l’Europe. Un succès franc, qui dit beaucoup de l’état d’esprit de la discipline. « Tout le monde était content et c’est le principal. On est une petite communauté et, à chaque fois qu’il y a un tournoi, tout le monde est hyper cool », débriefe Louis L’Épée, président du club.
Attirer du sang neuf — et miser sur les jeunes
Le club aimerait bien attirer du monde et propager la pratique sur les bords de la Garonne. Et comme dans tous les clubs, cela passera par la jeunesse. « L’envie de développer le takraw se fait principalement envers les jeunes. On a nos équipes de jeunes qui se sont bien amusées lors de notre tournoi. On a vu les jeunes d’Évry terminer deuxièmes de division 2, donc ça montre que le changement de génération commence à s’effectuer. On espère que cela serve de tremplin, qu’ils ramènent des potes à eux — même si à Toulouse on a déjà pas mal de jeunes », raconte le président.
Une dizaine de pitchouns motivés et déjà tournés vers les prochaines échéances : une vraie victoire pour le club. « La dynamique est très encourageante à Toulouse et on va continuer à faire vivre ces équipes de jeunes. On va essayer, avec la mairie de Toulouse, d’intervenir dans des centres de loisirs et des clubs de vacances. » Une trajectoire qui colle parfaitement à la mission TUC : faire découvrir le sport au plus grand nombre, dès le plus jeune âge.
Un sport exigeant, qui se mérite
La section ne désespère pas non plus d’attirer des adultes — même si la pratique peut sembler difficile au départ. « C’est un peu ingrat au début, car il faut passer par une phase frustrante d’échec. Perdre la balle, faire de mauvaises touches. L’apprentissage débutant n’est vraiment pas facile. C’est un peu comme le violon : tu passes un an où tu galères, et petit à petit, tu prends de plus en plus de plaisir à maîtriser ce sport exigeant », sourit Louis L’Épée.
Séduisant pour les déçus du foot, accessible aux curieux, le sepak takraw se découvre sereinement à Toulouse : il est possible de venir essayer la pratique lors de plusieurs séances d’essai avant de passer le pas. Et une fois passé le cap des premiers échanges ratés, le plaisir est entier.
Une discipline qui rayonne par son état d’esprit
Au-delà de la performance et de la technicité, c’est l’esprit du sepak takraw qui marque les esprits. Un sport mondial, un état d’esprit local, une équipe soudée, des tournois conviviaux : voilà ce que le TUC offre à sa section et à ses pratiquants. C’est aussi cela, le projet associatif d’un club centenaire — accueillir, transmettre, faire grandir.
Curieux ? Étudiant en quête d’une discipline qui sort de l’ordinaire ? Parent cherchant une activité originale pour son enfant ? La section Sepak Takraw du TUC vous accueille pour une séance d’essai. Vous repartirez peut-être avec une nouvelle passion.
Source : article La Dépêche du Midi du 17 mai 2026.
