Le 30 mars 2026, le lycée Berthelot a accueilli une session de sensibilisation EVARS portée par les intervenants du Pôle Sante/Prévention. 40 élèves de première, trois heures d’ateliers interactifs, trois thématiques au cœur de l’éducation à la vie affective : sexualité, consentement, cyberharcèlement. Récit d’une matinée qui change la perception du sport éducatif.
Une matinée d’engagement au lycée Berthelot
Lundi 30 mars 2026, de 9 h à 12 h. Le lycée Berthelot, à Toulouse, ouvre ses portes à une session de sensibilisation EVARS — Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle. Quarante élèves de première, répartis en plusieurs groupes, accueillent les intervenants du TUC et de la Maison Sport-Santé. Pendant trois heures, ils vont aborder des sujets que l’école esquive parfois, et qui structurent pourtant leur quotidien : la sexualité, le consentement, le cyberharcèlement.
Ce n’est pas une intervention isolée. C’est le déploiement concret d’un programme porté nationalement, et que le TUC a choisi d’incarner sur le terrain toulousain.
Trois thématiques au cœur de la session
1. La sexualité. Pas le cours de SVT, pas la liste des contraceptifs. Une approche qui part de la réalité des adolescents : comment se construit la connaissance de soi, comment on communique sur l’intime, comment on repère les zones de doute. Le tout dans un cadre sécurisé, animé par des professionnels formés.
2. Le consentement. Notion devenue centrale dans le débat public, et pourtant souvent mal expliquée aux jeunes. Les ateliers travaillent sur des situations concrètes : qu’est-ce que dire oui, dire non, changer d’avis ? Comment lire les signaux verbaux et non verbaux ? Comment poser ses propres limites — et respecter celles de l’autre ?
3. Le cyberharcèlement. Sujet brûlant en milieu scolaire, où les frontiers entre vie en classe et vie en ligne se sont effacées. La session met en lumière les mécanismes qui transforment une moquerie en violence, les outils pour s’en protéger, les recours possibles — et ce qui relève déjà d’une infraction.
Des ateliers interactifs, pas des cours magistraux
La pédagogie est centrale dans ce dispositif. Pas de cours descendant, pas de slides projetées pendant trois heures. La session est construite autour d’ateliers interactifs : mises en situation, discussions en petits groupes, jeux de rôle, débats mouvants.
Les élèves prennent la parole, confrontent leurs représentations, sortent souvent de leur zone de confort. C’est ce qui fait l’efficacité du format : on ne reçoit pas un message, on le construit. Et ce qui se construit reste.
📊 La session en chiffres
• 40 élèves de première mobilisés
• 3 heures d’ateliers
• 3 thématiques structurantes
• 1 partenariat TUC × Maison du Sport au Féminin
Pourquoi le TUC s’engage sur l’EVARS
On pourrait se demander ce qu’un club omnisports vient faire dans une salle de classe à parler de consentement. La réponse est simple : le sport n’est pas hors-sol. Les vestiaires, les déplacements, les stages, les colonies, les compétitions : ce sont des espaces collectifs où ces sujets se posent, parfois avec gravité.
Le TUC a fait un choix : prendre sa part dans la prévention plutôt que de la sous-traiter. Former ses cadres techniques. Sensibiliser ses bénévoles. Et aller dans les établissements scolaires aux côtés de la Maison Sport-Santé, pour porter ces messages auprès des jeunes que le club côtoie chaque semaine en section ou en stage.
Un partenariat ancré : TUC × Pôle Santé/Prévention
Le secteur prévention du TUC est le bras opérationnel de cette démarche. Il structure les contenus, forme les intervenants, coordonne les interventions avec les établissements partenaires. Elle agit en cohérence avec les orientations nationales du ministère des Sports et les programmes de l’Éducation nationale, et bénéficie d’un appui de l’ARS Occitanie pour le volet santé.
C’est ce maillage entre acteurs — club, santé publique, Éducation nationale — qui donne au programme sa légitimité et son ancrage durable.
Et maintenant ? Une démarche qui s’étend
L’intervention du lycée Berthelot n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans un programme plus large que le TUC déploye sur les prochaines années, en partenariat les structures sportives, pour promouvoir les clubs « lieu de vie ». Cela passera par de l’information aux cadres techniques des clubs, des temps de sensibilisations et d’action « d’aller vers » pour sensibiliser aux problématiques des troubles addictifs et aux substances psychotropes.
Au TUC, l’EVARS n’est plus une option. C’est un engagement, porté par celles et ceux qui font vivre le club au quotidien.
